Les bénéficiaires des activités proposées par Défi-Job sont les personnes détenues au centre pénitentiaire de Givenich ayant un accord de travail du Parquet général de travailler pour l’association.
Les personnes orientées vers des entreprises avec l’aide de Défi-job peuvent poursuivre leur contrat de travail après leur libération.

Témoignages
“ Je rêve de créer une entreprise et d’être mon propre patron. Je veux garantir un meilleur avenir à mes enfants et ne plus jamais revivre la prison.”

Malgré tout, le temps passé en prison m’a aidé à mûrir et à voir certaines choses sous un autre angle.
YoannLa prison peut-être une chance ou une infortune. Cela dépend des rencontres que l’on s’y fait.
JérémyLa prison est une punition. Je l’ai vécue avec des hauts et des bas. Les premiers instants sans savoir ce qui allait se passer. Les jours avant le procès… les premiers mois étaient les plus durs. On te donne un jogging, un pull, un slip, une paire de chaussettes, un t-shirt, un paquet de tabac et des feuilles de papier, pour le reste tu dois te débrouiller. Puis, j’ai commencé à travailler dans un atelier de la prison et j’ai décidé de faire un apprentissage en cuisine. A partir de là, j’allais mieux.
FilipeUn « stop » dans ma vie, mais aussi et surtout un nouveau départ.
DavidLa prison a des côtés positifs et des côtés négatifs. J’ai appris à ne pas faire confiance à tous ceux que je rencontre. Je ne me laisse plus embobiner le cerveau comme avant. Puis, le côté négatif, c’est de se sentir enfermé et d’être infantilisé par les professionnels de la prison.
ArthurAller faire du sport…
YoannLes heures pendant lesquelles je travaille. Le temps passe plus vite.
JérémyA Schrassig, je n’avais pas de moments préférés, sauf les jours de visite. Le jour où j’ai reçu mon diplôme, je me suis senti heureux. A Givenich, j’apprécie beaucoup les heures pendant lesquelles je travaille au sein de l’atelier Jailbird.
FilipeJe n’ai pas de moment préféré en prison.
DavidLe moment préféré c’est quand je fais du sport. Je peux évacuer une partie de ma rage, « déstresser », me sentir libre. Pendant ces instants, je ne dois pas rendre de comptes à personne.
ArthurD’une vie stable, ordonnée et sans soucis. Je n’ai pas besoin de posséder beaucoup de choses. J’aimerais juste vivre heureux.
YoannJe veux organiser ma vie, avoir un bon travail et une famille. J’ai la quarantaine. Je dois réfléchir à tout cela.
JérémyCréer une famille et avoir un travail qui me plaît. Mon rêve le plus cher est de revoir mon père, même si ce n’est que pendant une minute. J’aimerais pouvoir lui dire ce que je n’ai jamais pu.
FilipeJe rêve de stabilité, d’être au calme, entouré par ceux que j’aime et de profiter de la liberté.
DavidJe rêve de créer une entreprise et d’être mon propre patron. Je veux garantir un meilleur avenir à mes enfants et ne plus jamais revivre la prison.
ArthurLa famille, surtout mon fils.
YoannLa liberté de pouvoir organiser mon temps privé comme je veux.
JérémyLa liberté et ma famille. Je pense souvent à eux.
FilipeMon gamin, la famille.
DavidLa vie de famille.
ArthurOui, de tomber, d’échouer, de ne pas réussir, de décevoir à nouveau.
YoannJ’ai peur de rester seul pendant le reste de ma vie et de ne plus jamais pouvoir rentrer dans mon pays.
JérémyJe n’ai pas peur, ni de sortir de prison ni de ne pas réussir. Je pense avoir les capacités pour m’adapter.
FilipeOui, peur d’échouer et de perdre une fois de plus ma liberté.
DavidJ’ai peur de l’échec et de ne pas atteindre mes objectifs. Je veux atteindre mes objectifs de façon légale.
ArthurLa naissance de mon fils, sans aucun doute !
YoannLe meilleur moment de ma vie était quand j’ai terminé l’école de la police et que j’ai commencé à travailler dans mon pays. Au Luxembourg c’était le jour où j’ai appris que ma demande d’asile politique avait été acceptée.
JérémyC’était la première fois que j’ai pu sortir du centre pénitentiaire de Givenich, après 4 ans de prison. Ce jour-là, ma vie a repris sens. J’ai réalisé que la prison est une école pire que celle de l’armée. Je suis monté dans la voiture avec ma mère, nous sommes allés au restaurant. J’ai pu respirer, c’était un bon moment.
FilipeLe jour de la naissance de mon fils, c’était un nouveau départ.
DavidPour moi, les meilleurs moments de ma vie étaient tous les dimanches quand je partais chercher des croissants pour mes enfants et leur mère.
ArthurDe belles histoires, de belles synergies dans nos ateliers. Cette commode restaurée est le résultat d'un travail à 6 mains, talentueuses et solidaires. Le travail en équipe est un vrai défi pour les bénéficiaires de l'association. Une ambiance de travail, bienveillante, à l'écoute et rigoureuse permet la révélation des talents. Cette commode en est une parfaite illustration.

